De quoi s’agit-il ?
Une grande partie de la souffrance animale se déroule là où personne ne regarde : à la maison, derrière des portes closes. Il s’agit d’animaux frappés, affamés, enfermés ou tués par une personne de leur propre foyer.
Celui qui maltraite un animal use souvent aussi de violence envers des personnes. La recherche internationale montre un lien clair entre la maltraitance animale et les violences intrafamiliales, les violences conjugales et la maltraitance d’enfants. Faire du mal à un animal, ou menacer de le faire, est un moyen connu pour effrayer, contrôler ou réduire au silence un partenaire ou un enfant.
Pourquoi c’est important
- Des victimes de violences conjugales retardent parfois leur départ parce qu’elles ne veulent pas laisser leur animal à l’auteur des violences.
- Les enfants témoins de maltraitance animale sont eux-mêmes à risque et en portent souvent longtemps les conséquences.
- Un signalement concernant un animal maltraité peut être le premier signe que quelque chose de plus grave se passe dans une famille.
Que dit la loi ?
La maltraitance animale est punissable, y compris au domicile. Le fait que l’animal appartienne à l’auteur n’y change rien. La violence envers un partenaire ou des enfants constitue en outre une infraction distincte.
Signaux d’alerte
- Un animal régulièrement blessé, très craintif ou qui disparaît soudainement.
- Des cris, des gémissements ou des bruits de coups provenant d’un logement.
- Une personne qui raconte qu’un partenaire ou un parent menace de faire du mal à l’animal.
- Des enfants qui parlent de violences envers un animal de compagnie.
Que fait JUSTICE ?
Nous traitons les signalements de maltraitance animale dans la sphère privée avec un soin et une discrétion particuliers. Lorsqu’un signalement laisse soupçonner des violences envers des personnes, nous le transmettons à la police et au parquet. JUSTICE n’est pas un service d’aide aux victimes humaines : nous les orientons vers des services spécialisés.
Danger immédiat pour une personne ou un animal ? Appelez le 112 ou le 101. Vous êtes vous-même victime, ou inquiet pour quelqu’un ? En Wallonie et à Bruxelles, contactez gratuitement Écoute Violences Conjugales au 0800 30 030. Pour un enfant en danger : Écoute-Enfants au 103. En Flandre : 1712.